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fiz
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Message par fiz »

Dernier message de la page précédente :

Bonsoir Laféecarabine,

Tu as eu raison de reprendre ton antidépresseur et là je rejoins Magda par rapport à l'arrêt du traitement.
Mon mari a pris EFFEXOR aussi...Euh !!pas longtemps...seulement 15 jours. Il a arrêté parce qu'il avait une crise d'urticaire. Cela fait parti des effets secondaires de ce médicament. alors dans le doute, il a arrêté brutalement pensant que ce n'était pas grave et qu'il ne pouvait pas y avoir d'incidence puisque cela faisait que 15 jours.
Grave erreur...Nous l'avons appris plus tard.
Les premiers jours qui suivirent, il s'est retrouvé dans le même état que tu décris plus haut.
Le pire aurait pu arriver et le Psychiatre qui nous a reçu aux urgences nous a bien dit:

"On n'arrête jamais un antidépresseur sans anxyolitique. Même au bout de 15 jours, le médicament a déjà fait son effet !"
Il a dit cela en haussant les épaules car pour lui c'est une évidence!
Il faut croire qu'il y a quand même une dépendance et que ces médicaments ne sont pas, mais pas du tout à prendre à la légère.

Je te souhaite plein de courage.

Fiz
Anonyme
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Message par Anonyme »

Bonjour,

Je me répète, le besoin d'arrêter progressivement les antidépresseurs n'a rien à voir avec une quelconque dépendance. Il y a plein d'autres médicaments comme cela. Je pense en particulier aux anti épileptiques qu'il faut arrêter progressivement sous peine de voir ressurgir des crises en cas d'arrêt brutal ou trop rapide. Pourtant il n'y a pas de dépendance non plus...

Comme vous devez le savoir les antidépresseurs ont, entre autres, la propriété de modifier les taux de certains neurotransmetteurs dans le cerveau. C'est cette modification qui nécessite un arrêt et une mise en route progressive. Le cerveau a besoin d'un certain temps pour s'habituer à fonctionner sur certains taux de neurotransmetteurs. Et cette modification a lieu dès les premiers jours de prises. Par contre, l'effet antidépresseur lui-même (levée de l'inhibition, humeur relevée) se manifeste au minimum au bout d'une semaine, parfois deux semaines, mais le plus souvent trois semaines ou un mois.


Ensuite je dois dire que je suis affligé qu'un psychiatre (hospitalier, en plus) dise qu'il faille un anxiolytique pour arrêter un antidépresseur parce que c'est complètement faux et inutile. Le seul moment où prendre des anxiolytiques pendant un traitement est utile (et pas toujours) c'est à l'instauration du traitement (à cause de ce que j'ai expliqué sur la levée de l'inhibition).
Et je rappelle aussi que la plupart des anxiolytiques ont, eux, des propriétés de pharmacodépendance...
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fiz
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Message par fiz »

Bonjour Persephone,

je ne voulais vexer personne, je répétais simplement mot à mot ce que le Psychiatre avait dit.
Il est évident qu'il ne connaissait pas la médecine douce et qu'il ne jurait que par les médicaments !
Le message que je voulais faire passer, c'était de faire très attention aux antidépresseurs car j'en parle en connaissance de cause.
On peut toujours dire après "si on avait su !". Mais chacun est libre de faire comme il veut !
Anonyme
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Message par Anonyme »

Oui, il faut faire les choses en connaissance de cause. Je suis complètement d'accord.
MAIS il faut aussi s'en donner les moyens (ce que presque personne ne fait) car il est écrit sur les notices des médicaments quand ce genre de précautions sont à prendre! Et dans le cas présent c'est écrit dans les notices des antidépresseurs qu'ils ne faut pas les arrêter brusquement. Encore faut-il se donner la peine de lire la notice.


Moi je me contente de tenter d'expliquer le mécanisme à ceux que cela intéresse.
Car comme le dirait Petzouille, derrière chaque chose se cache un mécanisme biologique. Et moi j'ajoute que le comprendre c'est faire les choses en conscience, avec sécurité et en se mettant à l'abri du charlatanisme et de l'arnaque qui fait le bonheur de trop de monde au détriment des autres.

C'est d'ailleurs le manque de connaissances et les préjugés qui font que trop de gens en France considèrent les maladies mentales comme des maladies honteuses et représentative d'une "faiblesse de l'esprit"; alors que ce ne sont que des maladies; comme les autres.
magda
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Message par magda »

"""C'est d'ailleurs le manque de connaissances et les préjugés qui font que trop de gens en France considèrent les maladies mentales comme des maladies honteuses et représentative d'une "faiblesse de l'esprit"; alors que ce ne sont que des maladies; comme les autres."""

Tout à fait d'accord, Perséphone. Et je ne vous explique pas, quand on est issu d'une famille où tout le monde se croit fort, bien carré et irréprochable, la pression supplémentaire que ça représente

Je ne parlais que de mon cas : j'ai pris des anxio et des AD de nombreuses années, en faisant tout bien comme on me disait, et rien ne changeait.
Amélioration spectaculaire au bour de quelques semaines puis retombée progressive, et malgré les médocs je passais ma vie entre épuisement et hyperexcitation, pleurs, agressivité et j'en passe.
Les médecins me faisaient augmenter les doses et rien n'allait. Et quand je voulais arrêter, au bout de plusieurs mois, ils me disaient invariablement que c'était dangereux. Alors j'enchaînais avec un autre médoc, qui avait le même effet.

Puis un généraliste m'a donné du Buspar, et un homéo je ne sais plus quoi, peut-être hypéricum, le millepertuis, entre autres.
Je ne suis pas sortie de la dépression à ce moment, mais de l'enfer des effets secondaires.

(malgré vos explications, j'ai du mal à dissocier AD et anxiolitiques, et à me souvenir de ce que je prenais. Et ce n'est qu'un simple témoignage personnel)
luluperdue
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Message par luluperdue »

[cit]Persephone a dit : Enfin, une petite parenthèse sur la "dépression": les médicaments ne modifient pas la conscience. Nous ne sommes pas dans la science-fiction, uniquement dans la science. Au contraire, ils ont pour but de restaurer la connexion entre "l'inconscient" et "le conscient", ce qu'on peut appeler "la volonté". C'est pour ça qu'on parle de "levée de l'inhibition".
[/cit]
À ce propos, une petite anecdote...
En février au Québec, on se les gèle.
Je vais chercher des cousins à l'aéroport lesquels revenaient d'une semaine floridienne.
Mon cousin qui avant les antidépresseurs était très prude, n'avait pas voulu mettre un pantalon pour le voyage et était donc en short à la descente de l'avion.
Ayant récupéré ses bagages et passé les portes du terminal, il avise un bamc dans l'aéroport, ouvre sa valise, sort un pantalon. Que fait-il ensuite?
Il enlève son short, le plie et enfile le pantalon.
Comme çà. Devant tout le monde!
Ce même cousin est un râleur lorsqu'au naturel.
Il a 3 filles et la cadette vient de faire 16 ans.
Les AD, il en prend depuis 2 ans maintenant.
Il ne râle plus, ne se préoccuppe plus de ses filles. La dernière bien qu'aux études trvaille chez Mac Do à mi temps ( au Canada, les étudiants peuvent travailler dès leur 15 ans), est aux études (et çà va pas très bien) et sort avec des copains. Et il ne réagit pas! Je peux vous dire que ce n'est pourtant pas "son naturel".
Sa femme travaille de nuit comme infirmière et n'est souvent pas là le soir. Elle apprend donc les évènements avec parfois plusieurs jours de retard.

Je ne vous parlerais pas non plus de belle-maman qui prend des AD depuis 8 ans maintenant et qui manifeste aussi de telles attitudes.

Perso, je me poserais les mêmes questions que Lafée...
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Anonyme
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Message par Anonyme »

Evidemment les antidépresseurs ont des effets secondaires et des effets sur l'humeur (agressivité, apathie, excitation, etc) mais cela ne change pas le fait qu'ils ne modifient pas la conscience. On reste toujours "soi-même" avec nos propres pensées. C'est leur expression qui peuvent changer.
Il faut arrêter de faire courir le bruit que ces médicaments sont des "camisoles chimiques".

luluperdue, je ne connais pas cette personne donc je ne peux pas dire que ce médicament ne lui correspond pas (lui, il le peut) mais qu'est-ce qui vous dit que son comportement n'est pas celui qui est véritablement le sien? Le fait d'être moins prude ou pudique montre justement ce que j'ai expliqué: la levée de l'inhibition. Donc évidemment si la maladie inhibe nos pensées et nos actions, on a l'air moins vif, moins joyeux, prude, etc.

Bref, j'ai déjà aussi expliqué que lorsqu'on ne trouvait pas un médicament qui aille bien, il faut en essayer un autre. La dépression n'est pas toujours facile à soigner, car tout le monde est différent et il ne suffit pas de faire sa recette: une pincée de dopamine et trois cuillères de sérotonine pour aller mieux.

Et aussi ne pas oublier d'évoquer la possibilité de trouble bipolaire devant une dépression que rien ne soigne. Voir avec son médecin.


Et qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit: je suis le premier à ne pas proposer d'antidépresseurs et à rechercher les causes ou d'autres traitements mais il faut savoir garder la mesure.
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Message par luluperdue »

Bonjour Perséphone

Je ne sais pas si ce que tu écris me concerne mais je vais faire comme si.
Aucune critique de ma part en ce qui concerne tes propos et la situation relatée vient en effet appuyer cette "baisse de l'inhibition".
Si effectivement ta réaction concerne mes propos, essaie de ne pas prendre pour toi ce que j'écris.
Mon intervention est en réponse aux tiennes et à celles des autres colocs. Donc pas de visée personnelle.
Perso j'aime bien le peu que je connaîs de toi. Je te trouve ouvert. 100 fois plus ouvert que la majorité de tes confrères et ce n'est pas peu dire.
Mais personne ici ne possède le fin mot de l'histoire.
Surtout pas moi.
Je lis ce topic depuis qqs jours et çà me laisse dubitative.
Pour les raisons que j'ai données plus haut...
Je ne suis pas intervenue ne sachant trop quoi dire et c ton dernier post qui a suscité une réponse.
Çà aurait pu être celui de quelqu'un d'autre.

Pour en revenir à ce cousin (et à belle-maman), qui est devenu "teflonné" depuis qu'il est sous AD, je ne fais que relater.
Je ne juge pas mais me questionne.
Peut-on dire que "ses" nouveaux traits de personnalité sont liés à un "mauvais" AD?
En gros, des AD lui ont été prescrit parce-qu'il ne pouvait plus supporter son boulot et surtout son patron. Aujourd'hui, tout baigne et il peut encore payer son hypothèque.
Perso, je préférais quand il râlait. Çà le rendait sympa et c'était "lui".
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Message par magda »

"""Mon intervention est en réponse aux tiennes et à celles des autres colocs. Donc pas de visée personnelle.
Perso j'aime bien le peu que je connaîs de toi. Je te trouve ouvert. 100 fois plus ouvert que la majorité de tes confrères et ce n'est pas peu dire."""


Idem, un médecin qui écoute vraiment, c'est [couleur=#001ce2]précieux[/couleur].


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Anonyme
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Message par Anonyme »

Pas de soucis, nous nous sommes bien compris. J'ai simplement ressenti le besoin de répondre :p


C'est effectivement possible que son médicament ne lui convienne pas.


Ici, Laféecarabine nous dit que c'est l'arrêt qui lui pose problème au niveau psychique. J'en conclue donc qu'elle va mieux avec donc que le médicament lui convient. Mais elle saura nous préciser cela si elle le souhaite.
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Message par laféecarabine »

Pour Persephone: Je ne comptais avoir des propos "insultants" s'agissant des personnes qui ont des maladies mentales!!!
Mon souci à moi c'est plus que par rapport à mes problèmes de santé je ne crois pas que ce soit une dépression, et j'ai du mal à accepter le fait que les fibro (ou assimilés) soit seulement en fait des dépressifs... il me semble que le diagnostique juste permet une meilleure prise en charge et un meilleur rétablissement. Accepter d'être dépressif pour moi cela veut dire arrêter de chercher à savoir et comment soigner cette maladie "émergente"...

Concernant la fibromyalgie, ça m'intéresse beaucoup cette histoire de faux diagnostic justement! MAIS alors de quoi souffre-t-on si c'est pas de la fibro???
Fibromyalgie ...
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Message par Anonyme »

Il me semble que j'ai répondu à la page précédente:

[cit]Persephone a dit : Il faut toutefois rester prudent avec la fibromyalgie car le diagnostique est très souvent posé trop rapidement et de nombreuses études ont montré que beaucoup de fibros étaient en fait des carencés en vitamine D. Il y a aussi l'hypothyroïdie dite "subclinique" qui peut donner ces symptômes ou d'autres dérèglements hormonaux. [/cit]
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jpls
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Message par jpls »

[img]images/icones/icon14.gif[/img]
Bonjour tout le monde
Perséphone, tu répètes à loisir que les AD ne créent pas de dépendance. En as-tu déjà pris ?
Tu défends ta paroisse, je comprends, mais c'est de la cochonnerie à ne prendre ou prescrire que contraint et forcé !

Voici mon expérience :
Au plus mal de ma maladie, il y a 8 ans, mon médecin généraliste m'a prescrit du DEROXAT allié à 1/2 cachet de LEXOMIL.
J'en ai pris tous les jours pendant 8 mois.
En Août 2000, j'ai attaqué la corticothérapie à forte dose qui m'a apporté une réduction de l'inflammation des nerfs. Au bout de quinze jours, j'ai pris la décision d'arrêter le DEROXAT et le LEXOMIL.
J'ai fait le sevrage sur un mois. CA ÉTÉ L'ENFER !!!
Peut-être aurais-je dû étaler l'opération sur une durée plus longue, mais j'avais envie de supprimer rapidement cette M...
Mon amélioration et l'excitation liée à la grosse dose de cortisone (60 mg/j) m'ont aidé à supporter tous les désagréments qui m'agressaient.
Une personne normalement constituée aurait repris l'AD et l'anxiolitique pour arrêter les symptômes.
N'est pas cela la dépendance ? Ou alors je ne connais plus le Français !

Tu vas me dire que les ennuis venaient du sevrage du LEXOMIL, anxiolitique, donc dépendance. Je ne suis pas d'accord d'avance car j'ai pris du LEXOMIL avant que ma maladie ne se déclare.
Environ dix ans avant, je faisais des poussées de tension qui me mettaient très mal à l'aise dès que je faisais des efforts prolongés ou que j'étais stressé. J'ai même fait plusieurs tests à l'effort qui confirmaient toujours cette montée de la tension, mais ne montraient aucune anomalies cardiaques, à part de nombreux extrasystoles. Mon médecin m'avait prescrit du LEXOMIL "pour baisser la pression de la cocotte-minute ".
A l'époque, j'avais tous mes amalgames. Je les ai fait déposer quelques années plus tard sur les conseils d'une amie, non pas pour les ennuis de tension précités, mais pour m'en débarrasser (et pourtant je ne connaissais pas tout ce que je sais maintenant sur la nocivité du mercure).
Heureuse constatation : mes poussées de tension ont disparu et donc j'ai arrêté le LEXOMIL du jour au lendemain, sans aucun problème de sevrage.

Quand on compare la liste des effets indésirables, le LEXOMIL en présente quand même moins que les AD, même si ça n'est pas synonyme de dépendance.

http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/m ... or-lp.html
http://www.e-sante.fr/fr/forums_sante/e ... 2-40-1.htm
http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/m ... roxat.html
http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/m ... uette.html
Amicalement
Jean Pierrre

(Polyradiculonévrite Chronique diagnostiqué en 1999 - Seignalet en 2001 - Détoxication en 2005...)
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Message par Anonyme »

Bonjour jpls,

Oui j'ai déjà pris des antidépresseurs. Il n'y a pas de honte à avoir. Je suis curieux aussi [img]images/icones/icon15.gif[/img]

Ensuite je n'ai jamais dit que les AD n'entraînaient pas d'effets secondaires, simplement qu'ils n'entraînent pas de dépendance. Et, effectivement je crois que tu devrais relire la définition de la dépendance dans un dictionnaire médical. Si je suis ton raisonnement, tout dépressif grave est dépendant aux antidépresseurs puisqu'il en a besoin pour aller mieux et que sans cela il n'est capable de rien. Ça n'est pas très rigoureux comme vision. Suis-je alors aussi dépendant de l'eau? De la nourriture?
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pha ... dance.html

De plus, dans ton cas, comment savoir qu'est-ce qui était à l'origine de quoi? Entre tous les traitements que tu avais à l'époque et le mélange antidépresseur et anxiolytique dont tu n'avais peut-être pas besoin en combinaison.
Pour ma part j'ai beaucoup plus d'effets secondaires si je prends un anxiolytique qu'un AD. Les notices ce ne sont pas des choses universelles, tout le monde peut réagir différemment.
Et tu ne précises pas pendant combien de temps tu avais pris le LEXOMIL la première fois où l'arrêt fut facile.
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jpls
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Message par jpls »

[img]images/icones/icon14.gif[/img]
Bonsoir Perséphone
Merci de ta réponse, mais la définition médicale de la dépendance me paraît un peu compliquée, même si elle est "médicalement" juste.
Un fumeur qui veut s'arrêter de fumer aura des difficultés. Il sera mal à l'aise, mais n'aura pas autant de désagréments que beaucoup de personnes qui veulent arrêter les AD.
Un alcoolique ou un héroïnomane aura plus de problèmes.
Quand on entend ou lit les témoignages des personnes qui se sont sevrer des AD, force est de constater qu'elles ont souffert pour arrêter.

Le LEXOMIL, je l'avais pris pendant plusieurs années, mais peut-être pas en continue, ni en grande quantité (1/4, 1/2 /j).

Mais oui nous sommes dépendants de l'eau (si l'on arrête de boire, on a de graves problèmes, puisqu'on peut en mourir au bout de 3 à 5 jours de privation et en souffrant beaucoup).
La nourriture c'est pareil, sauf que le délais est plus long.
Pour l'air c'est encore plus rapide. Au bout de 3 minutes, les neurones meurent et la mort est pénible.
Et pourtant, l'air, l'eau et en général la nourriture n'ont pas trop d'effets indésirables.

Je considère peut-être à tort qu'un médicament crée une "dépendance", quand l'arrêter un peu rapidement entraîne des réactions désagréables, ce qui est le cas des AD qui agissent directement sur les neuro-transmetteurs.

J'ai sûrement une définition trop terre à terre de la "dépendance", mais elle tient compte de la réalité.
Amicalement
Jean Pierrre

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Message par Anonyme »

Re-Bonsoir cher jpls,

Eh oui, ta conception de la dépendance est la même que la majorité des gens où on associe la dépendance à ce dont on a besoin, ce qui est différent de la dépendance pharmacologique qui a été définie en fonction d'observations cliniques et biologiques, ce qui lui confère un caractère scientifique, c'est-à-dire à l'épreuve des "avis".

Donc, au sens pharmacologique du terme nous ne sommes pas dépendants de la nourriture car nous n'avons pas besoin d'en prendre toujours plus pour avoir un effet et un arrêt brusque de cette dernière ne provoque pas de symptômes de sevrage tels que crise d'épilepsie, hypertension, anxiété, insomnie, hallucinations, etc.


Et je signale que le lexomil est une benzodiazépine très légère, donc imaginer ce qu'il se passe avec des benzos fortes...

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