Le végétalisme est un choix respectable, mais il n'est pas neutre sur le plan de la santé. Devant tant de dynamisme et de belles activités physiques, j'ai donc envie de réagir même si mes propos ne seront pas très "à la mode".
LaetVeg a écrit :Mon gros gros soucis avec l'alimentation maintenant est que je suis une accro du pain, j'étais accro aux pains fromages tomates aromates (j'ai maintenant remplacer le fromage avec du beurre végétale)
Cette forte attirance pour les fromages est vraisemblablement le signe d'un organisme en manque de lipides adéquats, de vitamines liposolubles et de protéines. C'est très courant chez les végétariens. Le problème est que les remplacer par des beurres végétaux ne résoudra pas le problème et pourrait même l'empirer, car ils sont dépourvus des vitamines liposolubles recherchées (vitamines D, A, K2) et leurs lipides sont moins équilibrés (plus riches en oméga-6). Ils sont certes sources de protéines mais ils sont globalement plus encrassants pour l'organisme car ils contiennent comme toutes les graines diverses substances de protection (acide phytique, inhibiteurs d'enzymes, etc.).
C'est le problème clé du végétalisme : toutes les sources de protéines et de lipides "autorisées" sont plus encrassantes pour l'organisme que les produits animaux (de qualité, avec cuisson douce ou idéalement, crus). Pour les personnes ayant une faible activité physique, ne souhaitant pas avoir d'enfants, avec une bonne santé de départ, cela a peu d'importance. Mais pour les personnes ayant une forte activité physique, qui poussent leur corps dans ses limites, c'est souvent dévastateur
sur le long terme. Car elles ont besoin de beaucoup de protéines de qualité pour entretenir et renouveler les tissus musculaires et autres. Consommer trop peu de lipides (saturés et mono-insaturés) implique de tirer son énergie beaucoup plus (parfois presque exclusivement) des glucides, ce qui est néfaste pour le métabolisme sur le long terme (atteinte des protéines et lipides dans le corps par glycation, dégradation des mitochondries, etc.).
Des sportifs végétaliens peuvent avoir d'excellentes performances... mais pendant combien de temps ? L'encrassement accéléré de l'organisme par la grande consommation de sources de protéines végétales, le manque de lipides (essentiels eux aussi au renouvellement des cellules) et la surconsommation de glucides pour l'énergie va plus ou moins rapidement "brûler" les capacités de résistance et détoxination de l'organisme. Avec cela on épuise un organisme avant terme, comme un vieillissement prématuré.
Un végétarien peut limiter les dégâts en consommant des jaunes d'oeufs crus (au moins 2 tous les jours), de l'huile de beurre (ghee à basse température), et de l'huile de noix de coco pour ses lipides très particuliers, avec bains de soleil sans protection dès que le soleil pointe son nez. Pour un végétalien avec une forte activité physique, ce qu'il reste est insuffisant pour empêcher l'épuisement prématuré de son organisme.
En dehors même des spécificités génétiques, il ne faut pas oublier que des activités très différentes ont des conséquences très différentes sur le métabolisme. On comprend bien que les besoins nutritionnels d'un moine contemplatif sont radicalement différents de ceux d'un travailleur de force ou d'une femme enceinte, et les conséquences de leurs choix nutritionnels seront donc très différents.
Le végétalisme est à la mode, mais il ne convient clairement pas à tout le monde.
(Il convient très bien à l'industrie agro-alimentaire, soit dit en passant...)
A bon entendeur...