Nous descendons au centre ville pour diner dans un magnifique restaurant où j'avais réservé pour 20h.
Le centre ville comme dans toutes les grandes villes est difficile quand on a une voiture à parquer.
La plupart des parkings souterrains sont équipés d'ascenseurs mais ont l'inconvénient d'avoir des escaliers soit pour atteindre le dit ascenseur ou pour accéder à la rue.
C'est donc sans crainte que nous sommes partis d'autant plus que je dispose d'un macaron GIC depuis 6 mois.
En prévision de l'installation du tram et sans doute parceque le nombre d'handicapés ne cesse de croître,les emplacements réservés ont été multipliés par trois ou quatre ces derniers temps.
A 21h15 et 17 emplacements GIC plus tard (je les ai mémorisés depuis quelques temps), l'ambiance dans la voiture était plombée (on commençait à s'engueler), j'étais au bord des larmes car je voulais laisser ce fichu fauteuil dans le coffre pour la soirée, nous parlions de rentrer à la maison quand, miracle!,une voiture a quitté un emplacement.
Nous avons pu aller dîner, moi, sur mes pattes, ayant réussi à faire les 300m. qui nous séparaient du resto.
Sur ces 17 emplacements, 4 véhicules étaient réglementaires avec macaron, tous les autres étant squattés par des voitures qui n'avaient rien à y faire.
Je suis allée à la permanence des Paralysés de France qui se trouve à côté de chez moi pour parler du problème.
J'ai appris (mais ça ne m'étonne pas!) que nous sommes une des villes les plus inciviles qui soit de par le culot de ses habitants mais aussi du manque d'intérêt de la police municipale. Ca, je le savais. Mais ce qui est nouveau, et que déplore l'Association, c'est que les handis riverains s'attribuent les emplacements comme des parkings privatifs ce qui leur évite de payer la location d'un emplacement.
Comme quoi, "on n'est jamais trahi que par les siens".
Du coup, on m'a remis à l'Association des avertissements à accoler sur les pare-brise des véhicules en infraction!
Voilà un bénévolat que je ferai avec plaisir lors de mes courses.[/couleur]



