La glycation avancée (AGE) et la lipoxidation (ALE) amplifient l'inflammation. Le rôle d'un régime alimentaire sain.Advanced glycation and lipoxidation end-products amplify inflammation. The role of a healthy diet
Increasing evidence suggests that an unhealthy life style is negatively associated with all chronic diseases (CD). Common to most CD is a more or less permanent exaggerated inflammation associated with increased oxidation, strongly associated with metabolic syndrome and also increased deposition in tissues of advanced glycation and lipoxidation end-products (AGE/ALE). It is suggested that all CD patients, including those suffering from genetic disorders or from diseases of obscure etiology, will benefit from measures to control AGE/ALE. It is likely, but yet not proven, that control of intake and cellular production of AGE/ALE is an important ingredient in a healthy lifestyle, and might further improve outcome. An exaggerated inflammation is also observed in patients who suffer from complications of acute diseases: infections, trauma and advanced surgical and medical treatments such as transplantations. Complications and sequelae to these events are significantly more common in elderly and particularly in those with CD. Much supports that the lifestyle of the patients and degree of inflammation before trauma significantly affects outcome. Recently accumulated knowledge about the link between metabolic syndrome and increased deposition of AGE/ALE in the body supports the suggestion that future attempts to minimize accumulation in the body of such substances might significantly reduce both acute and chronic morbidities. However, the research in this field is at the beginning, and most studies remain to be done.
Source: Minerva Med Journal. Authors: Orlando G, Bengmark S. June 2008.
Vocabulaire: AGE & ALE
AGE = Advanced Glycation End-product => Produit final résultant d’une glycation.
ALE: Advanced Lipoxidation End-product => Produit final résultant d’une oxydation des lipides.
Il existe maintenant une augmentation de preuves qui suggèrent qu'un style de vie malsain est négativement associé à toutes les maladies chroniques (MC). Commune à la plupart des MC, une inflammation exacerbée, plus ou moins permanente, a été remarquée.
Cette inflammation des tissus est associée à un niveau pro-oxydant en augmentation. C’est également le cas pour le syndrome métabolique et lors des dépôts dans les tissus des produits finaux résultant d’une glycation (AGE) et d’une oxydation des lipides (ALE).
(Nous retrouvons notamment ces AGE / ALE lors de la réaction de Maillard lorsque nous grillons / rôtissons la viande ou lorsqu’une croûte se forme lors de la cuisson du pain au four à 180 ° C, ou lorsque nous cuisinons avec des acides gras polyinsaturés, càd les oméga-3 et 6, super fragiles, NDLR).
Il est suggéré / noté que tous les patients souffrant de MC, y compris les maladies génétiques ou les maladies mal « cernées » (maladies orphelines), bénéficieront de mesures de contrôle des AGE / ALE. Il est probable, mais pas encore prouvé, que le contrôle de l'apport, via l’alimentation, et le contrôle d'AGE / ALE résultant des échanges cellulaires, est un élément important dans un mode de vie sain ; ce contrôle pourrait encore améliorer les résultats. Une inflammation exagérée est également observée chez des patients souffrant de complications de maladies aiguës : infections, traumatismes et traitements médicaux et chirurgicaux avancés tels que les transplantations.
Les complications et séquelles consécutives à ces événements sont significativement plus fréquentes chez les personnes âgées et plus particulièrement chez ceux qui souffrent de MC. Il est entendu qu’une grande partie du mode de vie des patients et que le degré d'inflammation avant un traumatisme affectent considérablement l’issue de la MC. Récemment, des connaissances accumulées sur le lien entre le syndrome métabolique et les dépôts accrus d'AGE / ALE dans le corps suggèrent que nous devrions minimiser l'accumulation de telles substances afin de considérablement réduire la morbidité aiguë et chronique. Cependant, la recherche dans ce domaine en est à ses débuts, et la plupart des études restent à faire.
Source : Minerva Med Journal. Auteurs : Orlando G, Bengmark s. Juin 2008.

