Je vais rassembler dans ce fil de discussion mes bilans et expériences.
-
Caries, minéralisation et vitamines :
http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum ... ml#p245327" onclick="window.open(this.href);return false;
Un an après, même constat. En fait on m'a seulement trouvé une mini carie en février dernier, sous un vieil amalgame au mercure fissuré

, qui a été remplacé à cette occasion par une résine.
Sur le plan de la minéralisation, je remarque que je n'ai plus de tout de taches blanches sur les ongles. Alors qu'il m'arrivait de temps en temps, régulièrement de voir une ou deux petites taches apparaitre, malgré mon alimentation Seignalet. Il m'a semblé que ces taches étaient reliées à des périodes de forte consommation de purées de noix ou oléagineux.
Cela serait cohérent avec l'hypothèse que ces taches soient dues à un manque de zinc (combiné peut-être à un excès de calcium ?).
On s'accorde à dire en tous cas que c'est le signe d'une mauvaise minéralisation.
Le paradoxe des noix et oléagineux (mais aussi des légumineuses et des céréales complètes) est qu'ils sont très riches en minéraux mais aussi en acide phytique, qui bloque l'absorption d'une grande partie de ces minéraux. Pire : il "préfère" se lier au zinc, il aura donc tendance à "voler" celui du repas et empêcher son assimilation, en libérant à la place les autres minéraux plus légers qu'il contient (calcium, magnésium). On n'est pas gagnant dans cet échange puisque le zinc est plus rare et plus précieux pour notre organisme.
http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum ... ml#p228873" onclick="window.open(this.href);return false;
http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum ... ml#p253612" onclick="window.open(this.href);return false;
Ma consommation de purée d'oléagineux a bien diminué, mais reste régulière. J'attribue ma meilleure minéralisation au cocktail : huile de beurre cru + huile de foie de morue (en quantité modeste, mais quotidienne.), comme annoncé par l'illustre dentiste W. A. Price.
- Petite expérience amusante : la
Monodiète à l'huile de noix de coco :
http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum ... ml#p245990" onclick="window.open(this.href);return false;
- Mon
dosage cholestérol et triglycérides :
http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum ... ml#p253824" onclick="window.open(this.href);return false;
- Et enfin ma
période d'alimentation pauvre en glucides.
http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum ... ml#p264265" onclick="window.open(this.href);return false;
http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum ... ml#p264746" onclick="window.open(this.href);return false;
J'ai tenu globalement pendant les 40 jours, à part quelques écarts ponctuels (je suis allé à un mariage, plus quelques sorties où je me suis laissé aller

).
Le menu typique de ces journées :
matin : un grand verre d'eau et rien, pas faim.
midi : viande rouge crue et sa graisse (ou supplément si besoin : moelle crue, graisse de rognon ou graisse de canard)
Soir : légumes verts, poisson et/ou oeufs + huiles variées.
Pour des raisons pratiques j'ai mangé beaucoup plus de protéines animales cuites que d'habitude (poisson fumé, thon et sardines en bocaux). Je me suis même mis au pâté et rillettes certains soirs, à la petite cuillère, sans pain bien sûr, par pot entier. Pour ça aussi que je n'avais pas faim le matin.
Résultat : c'est tout à fait faisable, à condition de consommer suffisamment de lipides. Preuve supplémentaire que l'abstinence est plus facile que la modération...

Il est plus facile de supprimer toute source de glucide (sucres mais aussi amidon des céréales, etc.) pendant le repas, sans ressentir de manque, que de s'en autoriser quelques-unes comme des produits céréaliers : les glucides (sous toutes leurs formes) appellent les glucides et le sucré.
L'effet sur le transit est spectaculaire. Alors que d'habitude, mes excès au repas du soir étaient sanctionnés par un transit trop rapide ou diarrhées, là mon transit était parfait en permanence, malgré la quantité parfois très grande de lipides ingérés, et quelques repas du soir trop copieux, il faut bien le reconnaitre. Mais pas de constipation non plus.
Je ne peux que conseiller cette alimentation (même quelques jours seulement) à ceux qui souffrent de diarrhées.
Pas de fatigue malgré mon activité quotidienne exigeante. L'impression parfois de "tourner un peu au diesel" dans le sens de moins de puissance à brûler immédiatement, mais plus d'endurance. Le corps est peut-être en sur-régime chronique (tant qu'il peut le tenir...) avec tout le glucose qu'on ingurgite habituellement.
Question poids, je l'avais prévu : malgré une alimentation très très grasse, je n'ai absolument pas pris de poids, j'ai même un petit peu perdu. Mais j'ai vite repris mon poids d'avant avec la réintroduction des glucides.
Ce sont vraiment les glucides qui font prendre du poids, au moins chez certaines personnes. J'émets l'hypothèse qu'on a tellement perverti notre métabolisme originel en consommant beaucoup trop de glucides avec les céréales, que certains organismes ont commencé à s'adapter pour supporter cette surconsommation sans devenir obèses (comme le mien, et peut-être le groupe sanguin A en général) mais au prix de très peu stocker de réserves à partir des lipides.
-
Mon bilan général, à 3 ans et demi d'alimentation Seignalet :
Mon asthme est de l'histoire ancienne, bel et bien en rémission complète.
Ma dernière crise remonte à l'été 2010, où j'avais été en contact avec des doses massives d'allergènes en remplaçant une très vieille moquette (acariens, poils de chien et chat).
Depuis plus rien, à part quelques oppressions au contact d'allergènes auxquels mon organisme est sensibilisé (dont la caséine), mais sans déclencher de crise.
Pour être honnête, je m'autorise maintenant quelques écarts "sociaux" au cours de repas entre amis (pas tout le repas ! Juste pour un plat comme une pâtisserie au dessert

). Vu les bénéfices obtenus et la rémission de mon asthme, j'estime que je peux me le permettre, et je pense que la très grande proportion crue de mon alimentation le reste du temps permet d'atténuer les effets de ces écarts. Mais ils restent très occasionnels, et je sais que mon asthme reviendra : rapidement si je recommence à consommer des protéines de lait, plus lentement mais durablement si je reconsomme du gluten de manière régulière.
Restent quelques perturbations digestives car j'ai souvent tendance à trop manger le soir.
J'ai testé l'alimentation 100% crue cet été pendant presque 1 mois. C'est très bénéfique du point de vue digestif, mais il reste le piège d'abuser des noix et oléagineux sous prétexte qu'ils sont crus... et là le système digestif n'apprécie pas et on peut vite gâcher les bénéfices du cru de ce point de vue.
Mon expérience de l'alimentation pauvre en glucides a été très instructive à ce sujet : elle est presque miraculeuse du point de vue digestif. Le point commun de ces approches, c'est la disparition des céréales !
Voilà encore un argument qui milite en faveur de la diminution des céréales, légumineuses et féculents dans notre alimentation (en tous cas dans la mienne.)
