Je ne dis pas de tomber dans l'extrême et de supprimer complètement le café, mais d'essayer de rester dans la modération, en ayant conscience de sa nocivité intrinsèque (comme tant de choses, me direz-vous).
Je m'interroge quand je vois combien mes collègues sont accros au café, combien ils ont besoin de leur petite dose régulière, dont on ne sait plus bien si c'est un besoin, un réflexe ou un rituel magique...
Je passe pour un extraterrestre à ne jamais boire de café, et ce n'est pas que je me retienne, simplement que je n'en ai aucun besoin ni envie.
Mais ça deviendrait presque du dégoût en prenant conscience de la portée socio-économique mondiale du phénomène "café" : combien de millions d'hectares de terres agricoles sont sacrifiées pour cette culture du luxe destinée au confort digestif et toxicomaniaque des populations du "Nord" ? Cela revient à voler ces terres à l'agriculture vivrière du "Sud". A la place, on rend ces populations dépendantes de nos exportations d'immonde blé, maïs ou riz, gavés d'engrais et de pesticides... pratiques qui épuisent et détruisent peu à peu les terres de chez nous. Ironie de notre belle mondialisation, mais qui n'arrange rien.
La culture du café est une forme d'esclavage moderne. Au moins la canne à sucre, c'était de l'énergie. Gaspiller tant de vies et de ressources pour du café dont l'intérêt nutritionnel est
nul... c'est l'absurdité totale qui reflète bien l'état du monde, où 20% des habitants se gavent et vivent dans l'opulence crasse pendant que les 80% restants se serrent la ceinture d'une manière ou d'une autre.
On pourrait dire la même chose du cacao (dont cette fois j'use et abuse parfois, je le confesse) et de sa théobromine (cousine de la caféine), qui le rend le toxique pour les chiens. Heureusement que nos amies les bêtes sont encore là pour nous rappeler les fondamentaux naturels...
Sauf que le chocolat reste tout de même de la nourriture, contrairement du café. Ne serait-ce que grâce aux merveilleux acides gras saturés du beurre de cacao
