Point sur Baloo avant les 7 mois de l’Appart :
Le 16/01/11, je suis un peu perdu, je suis comme un noyé, un peu paniqué dans l’océan d’inconnu, ballotté par les récents événements qui me sont tombés dessus : ma SEP qui se déclare fin 2008, ses conséquences, dont :
- le rejet de ma belle-famille
- ma conjointe qui est partagée entre sa colère vis-à-vis d’eux et sa colère vis-à-vis de ce que j’étais et de ce que je suis devenu. En effet, avant la SEP, je pesais 103kg, je participais à la restauration du corps de ferme que nous avions acheté ‘’en famille’’ en effectuant les travaux les plus durs physiquement, c'est-à-dire : terrassement, gros œuvre de maçonnerie, déchargement et pose des plaques de placoplâtre, gros œuvre de maçonnerie, pose de murs en silex, etc…, elle pense que je fais du cinéma et que je suis devenu fainéant.
-le rejet de moi-même : je jouais à porter d’une main un sac de 35 kg de ciment, je suis à peine capable de marcher ; j’entretenais un beau jardin avec légumes, plantes aromatiques et fleurs dont des rosiers, je n’arrive plus à l’entretenir et vois les mauvaises herbes qui gagnent du terrain
-mes souvenirs de l’armée ressurgissent et, pas les meilleurs (deux ans passés en Afrique qui devraient être comptabilisés en campagne triple)
-on fuit la ferme, des copains viennent nous aider pour récupérer nos meubles, on prend un prêt pour une maison dans une commune voisine, une idée de ma femme, moi je voulais un appartement ; Mais, lors du déménagement, un de mes deux fils choisit de rester avec le porte monnaie de sa grand-mère (ses propres termes)
-En parallèle, je suis allé consulter un psychiatre, j’ai quitté son cabinet en ravalant mes larmes et ma colère ; on m’a rappellé et je me suis retrouvé tout timide devant une psychologue. Après quelques entretiens, elle m’a orienté vers le régime Seignalet, le Qi Gong, les livres de Servan Schreiber et, la marche
- petit à petit, ma forme revient, mais pas ma vie de couple…..les 2 psys étaient d’accord sur un point, j’envisage de les écouter et de la quitter………mais, 26 ans de vie commune……cette maladie… j’ai peur, j’espère qu’on va à nouveau s’aimer….
Comme le dit ma signature : ‘’Hier est l’histoire’’
Je tâtonne en pratiquant, en amateur et solitairement, le régime Seignalet petit à petit, je fais des marches de 10 km et, malgré les prévisions médicales, je reprends le travail.
Ma vie de couple empire, je suis à bout, en septembre 2010, je fuis avec une valise et quelques habits
Des amis vont m’aider discrètement, puis ma mère viendra à la rescousse.
Grâce à eux tous, j’habite un petit studio que j’ai aménagé à peu de frais mais confortablement
Ma mère m’achète le matos pour internet, je bidouille, et le 16/01/11, j’arrive tout timide à l’Appart.
Grâce à vous tous, je prends de l’assurance, merci Manon, merci les modos, merci les colocs.
Après 7 mois à l’Appart
En 7 mois, ma concentration et ma mémorisation se sont améliorées, voire presque revenues à la normale
Mes coups de fatigue se font sentir de plus en plus rarement, mes moments de déprime aussi.
Ma peur des piqûres, qui masquerait beaucoup d’angoisse est en train de se résoudre avec la méthode Ericsonnienne, grâce à une psychologue qui me soigne gratuitement (suite à de menus services que je lui ai rendu à diverses reprises)
Niveau musculation :
- En janvier, je m’entrainais avec une barre vide, soit 8 kg
- Puis j’ai pratiqué différentes méthodes d’entrainement
- A ce jour, je pratique une méthode de remise en forme basée sur un échauffement de 3 séries de 20 répétitions au 1/3 du poids X, puis j’effectue 3 séries de 8 répétitions au poids X.
- Le programme est hebdomadaire : les pectoraux montent à 52kg, les biceps à 24kg, les jambes à 26kg, les mollets à 36, le dos et les trapèzes à 24, les épaules à 28, les poignets à 14 et 30 ; les pecs sont bloqués à 52, mais les autres mouvements montent en flèche.
- Depuis peu, je pratique la marche, ce qui m’oblige à me reposer, mais je reprends mon programme de muscul hebdomadaire dès demain
Voilà, merci à vous tous pour votre gentillesse et votre disponibilité quand l’angoisse du lendemain était plus forte que la volonté de savourer le moment présent.



Fanny.

