J'ai également pas mal de palpitations en ce moment. Est-ce le bon moment, donc?
=> Ce n'est pas le bon moment : Il faut attendre une rémission.
Quand tu commenceras, il faudra distinguer 3 phases:
1°
Préparation en augmentant les légumes cuits (2/3) et crus (1/3); crus si tu les supportes car tu restes à l'écoute de ton corps. Le potage est considéré comme un légume cuit, mais ne pas en abuser car cela complique la digestion des autres aliments si pris lors du même repas (sucs gastriques délayés, donc digestion plus difficile et / ou plus longue, en théorie).
La préparation n'est pas considérée comme jeûne car il y a encore des protéines et des pseudo-céréales qui requièrent une priorité.
Par contre si c'était des protéines ou des oligo-saccharides émanant du jus d'herbe de blé frais , ce serait accepté car la digestion ne requiert pas ou peu d'enzymes. Tu prolonges cette phase jusqu'à ce que tu supportes la quantité désirée de légumes et fruits
Je vous encourage vivement dans cette voie (...).
http://www.jeune-et-randonnee.be/herbe-de-ble.htm" onclick="window.open(this.href);return false; (infos sur le jus d'herbe de blé))
2°
Jeûne partiel pdt 2 à 3 jours, tous les 15 jours : idem, mais sans viande et sans céréales.
NB: Plus il aura de fruits, plus il y aura risque de fermentation et donc vidange plus rapide (décolle le mucus + rapidement). Modérez les fruits. Restez à l'écoute de son corps.
3°
retour à la normal,
précédé d'un lavement du colon : c'est la phase la plus importante. ne pas s'étonner si tu passes 2 à 3 heures sur le pot du wc : c'est normal car c'est le mucus et les toxines qui s'évacuent. Ne rien prendre pour freiner. C'est un mauvais moment à passer.
Biien s'informer avant afin de ne pas douter et de savoir quoi faire.
Sinon s'abstenir.
Je répète: c'est la 3ème phase qui est hyper importante :
protocole à suivre. Pas de bricolage. Il est conseillé de se faire assister par un nutritionniste.
Sinon s'abstenir (ou bien s'informer car pour un jeûne partiel de 2 à 3 jrs, les risques de malaise sont moins présents, sauf chez les personnes extra sensibles).
Extrait :
« Rappelons les mauvaises raisons que l'on oppose en général à l'adoption définitive du régime sans mucus :
dès que le sang est amélioré à l'aide des fruits, le corps commence à éliminer des obstructions. On se sent mieux pour un temps, puis le processus de dissolution gagne en profondeur, s'efforce d'éliminer les matières nuisibles par l'intermédiaire de la circulation sanguine et du rein, et provoque un nouveau choc d'obstruction. Le patient perd confiance. Lui-même, son médecin et son entourage incriminent l'absence de valeur alimentaire de sa nourriture. On conseille à l'intéressé de « bien manger ». Il croit qu'il faut le faire, et le fait. Cela le stimule un moment, pendant lequel il se persuade que la viande et les oeufs sont seuls capables de former un sang pur.
Si l'on n'a pas compris ce qui se passe réellement, si l'on n'interprète pas correctement les phénomènes, si l'on ne saisit pas ce que signifie une guérison à l'aide d'aliments vraiment formateurs de sang, on ne peut accepter les vérités ci-dessus, ni les appliquer.
(….)
Les fruits crus, additionnés si l'on veut de légumes verts, forment la nourriture idéale de l'homme et constituent le régime sans mucus.
En tant que systèmes de guérison,
les régimes sans mucus recommandent les végétaux crus pour le balayage des intestins, les végétaux cuits au four comme nourriture, et les fruits crus comme dissolvant agressif des poisons et des mucus. Les fruits cuits sont plus doux et modèrent les éliminations dans les cas graves. »
(…)
Pour un mauvais estomac, il est bon de forcer sur les légumes et de diminuer la ration de fruits. Pour un bon estomac, on peut forcer sur la ration de fruits et diminuer les légumes. On ajoutera par exemple des raisins secs, des figues sèches, du miel ou de la confiture, tous mets dont les propriétés dissolvantes sont très agressives.
Les acides de fruits dissolvent les déchets en produisant des gaz. Le sucre des fruits fait fermenter les déchets, neutralise leurs propriétés adhésives, ce qui engendre aussi des gaz. Tous deux aident aux éliminations et deviennent par conséquent dangereux si on les laisse agir trop intensément.
Dans le cas où leur action serait trop active, on mangera un peu plus de légumes crus pour balayer les déchets et on remplacera une partie des fruits crus par des compotes pour ralentir les réactions.
(…)
Il n'est pas bon non plus de commencer une cure par un jeûne complet. Il vaut mieux essayer un jeûne simple, en buvant par exemple un peu de jus de fruits ou de la citronnade légèrement sucrée au miel ou au sucre candi, afin de mieux dissoudre les mucus en circulation. Les acides de fruits et le jus de citron en particulier neutralisent activement les propriétés collantes du mucus.
Si le patient a pris des drogues au cours de son existence, une forte partie de ces drogues a probablement été stockée dans son organisme en même temps que les déchets de sa mauvaise alimentation. Lorsqu'au cours du premier jeûne ces poisons commencent à être éliminés, et qu'ils entrent dans la circulation, il y a danger. On voit apparaître des palpitations de coeur, des maux de tête, de la nervosité et de l'insomnie.
Ehret cite des malades qui ont ainsi éliminé des drogues absorbées plus de quarante ans auparavant.
Les symptômes décrits ne sont pas des symptômes de maladie, ce sont des symptômes de guérison. Il y a une différence essentielle entre le fait de les arrêter en tant que symptômes de maladie et le fait de les freiner par un régime adouci en attendant que le malade soit mieux à même de supporter la purification qui est en cours.
(…)
Combien de temps faut-il jeûner ?
Par l'intermédiaire des animaux malades, la nature répond avec une certaine cruauté :
« Jeûnez jusqu'à ce que vous soyez guéri ou mort. » Ehret estime qu'un long jeûne ferait mourir de leurs maladies latentes 50 à 60 % des bien portants et 80 à 90 % des malades chroniques du XXe siècle.
On ne peut pas dire à l'avance combien de temps il faudra jeûner, même quand on connaît l'état du patient. Il faut noter avec soin comment son état change au cours du jeûne et en déduire la date et le mode de rupture. Le jeûne doit être rompu aussitôt que la circulation est trop obstruée par les éliminations en cours et que le sang a besoin d'un nouvel apport vital pour neutraliser les poisons et dissoudre les mucus.
(…)
Avant de jeûner, il faut se préparer au jeûne par une modification progressive du régime alimentaire aboutissant au régime sans mucus et par des laxatifs et des lavements.
Il faut alterner de courtes périodes de jeûne avec des périodes un peu plus longues de nourriture au cours desquelles on n'absorbera que des aliments sans mucus ou pauvres en mucus.
Il faut surveiller les symptômes avec un soin extrême, surtout si le patient avait fait antérieurement un grand usage de drogues, notamment de mercure, d'arsenic ou de sels d'argent, à l'occasion d'une maladie vénérienne. Dans ce cas, le régime de transition doit durer très longtemps et ne comporter que des changements très lents et très progressifs.
(…)
Malgré ce qui vient d'être dit, on peut commencer n'importe quelle cure de régime avec deux ou trois jours de jeûne. Tout le monde peut supporter cela sans danger, même au cours d'une maladie grave. Un léger laxatif tout au commencement du jeûne, puis un lavage d'intestin tous les 2 jours facilitent le jeûne et le rendent inoffensif.
(…)
Règles à observer pendant le jeûne
Avant d'entamer un long jeûne, prenez de temps à autre un laxatif. De toute façon,
prenez-en un la veille du jour où vous commencerez à jeûner.
Au moins tous les deux jours, lavez du mieux que vous pourrez le rectum et le côlon.
Si possible, restez jour et nuit à l'air frais.
Ne faites d'exercices physiques que si vous vous sentez assez fort pour en faire. Si vous êtes fatigué ou faible, reposez-vous et dormez autant que vous pourrez.
Au cours du jeûne, certains poisons en voie d'élimination circulent à travers le cerveau.
On se sent faible, on se repose mal, le sommeil est agité, on peut avoir des cauchemars et la foi dans les vertus curatives du jeûne peut se changer en doute. Alors, lisez et relisez tout ce qui a été dit sur le sujet et soyez persévérant. N'oubliez pas que vous êtes en quelque sorte couché sur la table d'opération de la nature, qui effectue sur vous sans bistouri la plus merveilleuse des interventions.
Si l'entrée dans la circulation des drogues accumulées vous cause des sensations anormales, prenez tout de suite un lavement (rectum et le côlon), couchez-vous, et si vous vous sentez vraiment mal, rompez le jeûne mais pas avec des fruits.
Lorsque vous avez été couché pendant quelque temps, levez-vous lentement pour éviter les vertiges. Leur apparition n'est pas grave, mais il vaut mieux les éviter. Au début de ses expériences de jeûne, ces vertiges effrayaient beaucoup le Professeur Ehret. Il cite de nombreux jeûneurs observant strictement son régime qui abandonnèrent et perdirent définitivement leur foi lorsqu'ils éprouvèrent cette sensation.
Il faut boire pendant le jeûne. Les apôtres fanatiques du jeûne ne boivent que de l'eau,
estimant qu'il vaut mieux renoncer à toute alimentation. Il est bien préférable de boire des jus de fruits, une légère citronnade sucrée au miel ou au sucre candi. Buvez pendant la journée chaque fois que vous aurez soif, mas en règle mais en règle générale pas plus d'une bouteille par jour. Moins on boit, plus l'effet du jeûne est violent.
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Comment rompre le jeûne ?
Après le jeûne, les premiers repas doivent avoir un effet laxatif et non nutritif. Plus le premier repas passe rapidement à travers le corps, mieux il entraîne le mucus et les poisons qui ont été libérés dans l'estomac et les intestins (lors du jeûne, ndlr).
(…).
Plus le jeûne a duré longtemps, mieux les intestins fonctionnent ensuite.
Les meilleurs aliments laxatifs après le jeûne sont les fruits doux. Les plus efficaces sont les cerises et les raisins, ensuite la compote de pruneaux. Un grand mangeur de
viande qui jeûne pour la première fois ne doit pas rompre le jeûne avec des fruits. Ce mode de rupture convient aux gens qui ont vécu quelque temps sur un régime de transition ou sur un régime sans mucus.
Dans la moyenne des cas, il est recommandable de rompre le jeûne avec des légumes sans amidon, crus ou cuits. Les épinards sont excellents.
Si l'ingestion du premier repas n'est pas désagréable, on peut manger autant que possible. Il est dangereux de ne prendre qu'une toute petite quantité d'aliments : leur volume serait insuffisant pour provoquer les contractions péristaltiques. On resterait constipé plusieurs jours sans pouvoir éliminer les mucus et les poisons exsudés dans l'intestin.
Si l'état du patient lui a permis de rompre le jeûne avec des fruits et si ses intestins ne fonctionnent pas au bout d'une heure ou deux, il est bon pour lui de manger davantage, ou de manger un plat de légumes verts aussi abondant que possible afin d'éliminer rapidement avec la première selle les déchets qui se sont accumulés dans les organes digestifs au cours du jeûne.
Chaque fois qu'Ehret rompait son jeûne, ses mouvements péristaltiques reprenaient au bout d'une heure environ et il se sentait immédiatement très bien. La nuit qui suivait la rupture d'un long jeûne, il passait plus de temps au lavabo que dans son lit. C'est ainsi que cela doit être.
(…)
La véritable technique d'Ehret
Ehret ne recommande pas les très longs jeûnes. Il estime criminel de laisser un malade au jeûne complet pendant 30 ou 40 jours. Les avenues de la circulation se contractent, se remplissent progressivement de mucus, de poisons dangereux et de vieilles drogues.
D'une part, l'ancien sang impur n'a pas la force de les éliminer, et d'autre part il y a dénutrition grave par manque d'aliments vitaux. Personne ne peut résister à un jeûne pareil sans dommage permanent pour sa vitalité.
Le jeûne n'est pas toujours indiqué. S'il l'est, il faut commencer par supprimer le petit déjeuner. Ensuite, on peut vivre quelque temps avec un régime de transition à deux repas, puis avec un repas quotidien unique, c'est-à-dire un jeûne régulier de 24 heures.
Enfin, on allonge le jeûne à 3, 4 ou 5 jours en le coupant par des périodes équivalentes de régime sans mucus. Ce régime doit être combiné dans chaque cas particulier pour effectuer les éliminations voulues et pour rebâtir continuellement un apport de sang pur à l'aide des meilleurs éléments nutritifs, que seuls contiennent les aliments sans mucus.
Le sang est graduellement amélioré par ces jeûnes intermittents. Il se régénère et devient capable de neutraliser les poisons et les déchets.
En même temps, il acquiert des capacités nouvelles pour dissoudre les dépôts pathogènes cachés dans les tissus les plus profonds du corps, dépôts qu'aucun chirurgien n'a jamais rêvé d'extraire et qu'aucune autre méthode ne paraît capable d'éliminer mieux et plus rapidement que celle d'Ehret.
C'est cet ensemble de prescriptions qui forme sa « Technique des guérisons par régimes sans mucus ». Le jeûne en fait partie intégrante ».
Source : « Santé et Guérison par le Jeûne » Ehret Arnold.
