intérêt des w3 dans le diabète
Le métabolisme des acides gras est assez complexe. Il semblerait qu'un excès de w-6, d'AGS et de trans perturbent les récepteurs clés.
Par contre, les W3 favoriserait une perte de poids, sans améliorer la sensibilité à l'insuline (mais nous savons qu'une hyperlipidémie épuise le pancréas, et donc à terme la production d'insuline ne suffira plus ou pas assez).
Extrait 1
Une dose modérée d'oméga-3 durant deux mois a réduit l'adiposité et les marqueurs de risque athéromateux (la formation de plaques susceptibles de boucher les artères) » commente Morvarid Kabir. « Et ceci, sans que la sensibilité à l'insuline soit modifiée » poursuit le chercheur. Il semblerait également que certains gènes impliqués dans les réactions inflammatoires, un des processus augmentant le risque cardiovasculaire, aient également positivement bénéficié de cette supplémentation.
Références
1. Morvarid Kabir,
Treatment for 2 months with n-3 polyunsaturated fatty acids reduces adiposity and some atherogenic factors but does not improve insulin sensitivity in women with type 2 diabetes: a randomized controlled study, American Journal of Clinical Nutrition, December 2007, Volume 86, 1670-1679.
extrait 2:
Le tissu adipeux contient des cellules précurseurs des adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage les graisses). Ces cellules précurseurs donnent naissance aux cellules graisseuses sous l’influence d’hormones bien connues comme l’insuline, l’IGF-1 et les glucocorticoïdes sécrétées par les glandes surrénales (hormones du stress comme le cortisol). Mais les cellules précurseurs sont également très sensibles à la qualité des graisses que l’on mange : les acides gras peuvent selon leur nature stimuler le développement des adipocytes et favoriser l’accumulation de graisses et le surpoids, ou au contraire décourager ce phénomène. Ce fait très nouveau a été établi par l’équipe française.
Et voici le plus important : toutes les graisses n’ont pas les mêmes effets sur les cellules adipeuses ! Les acides gras oméga-6, qui sont consommés majoritairement dans tous les pays développés (huiles de tournesol et de maïs) sont les plus efficaces pour favoriser la formation de nouvelles cellules de graisses et les remplir. Plus on en mange, plus le tissu adipeux se développe, plus on est gras.
Ceci a été mis en évidence chez l’animal dans les premiers mois de la vie. Lorsqu’on donne à un raton un régime alimentaire riche en acides gras oméga-6, le tissu adipeux se développe de manière considérable. A l’inverse, lorsqu’on le nourrit avec un régime riche en acides gras oméga-3, et notamment les oméga-3 du poisson (EPA et DHA) le tissu adipeux se développe très peu. Ce phénomène est quasiment irréversible : une fois les adipocytes formés en excès, ils le restent.
(...)
L’obésité serait donc une réponse normale de nos gènes à un environnement inadéquat : excès d’oméga-6 et carence en oméga-3.
Cette hypothèse a été vérifiée en 2004 chez des enfants de Crète et de Chypre. Les plus gros d’entre eux sont aussi ceux dont le tissu adipeux renferme le plus d’acides gras à longue chaîne de la famille oméga-6.
(...)
Comment les oméga-3 agissent-ils contre le diabète ?
Chez l’animal, les oméga-3 améliorent la sensibilité des cellules à l’insuline, ce qui réduit d’autant le niveau de sucre sanguin et contribue à prévenir le diabète. Mais chez l’homme, les études donnent des résultats contrastés : certaines trouvent un bénéfice des oméga-3 sur la sensibilité à l’insuline et la glycémie, d’autres pas. Pour expliquer ces contradictions, des chercheurs britanniques ont récemment avancé l’hypothèse que les suppléments d’oméga-3 seraient plus efficaces lorsqu’il existe une forte composante inflammatoire comme on la trouve souvent dans l’obésité ou la résistance à l’insuline. En fait, la résistance à l’insuline serait, selon des travaux récents, une conséquence d’une inflammation chronique.
(...)
Source: lantrition.fr
Extrait 3
Interconnexion entre niveau plasmatique du sucre et des graisses
le diabète
Un niveau de sucre sanguin élevé reflète une résistance à l’insuline. Ceci signifie que l’hormone insuline est moins efficace pour conduire les cellules et les tissus à capter le sucre sanguin et les graisses. Résultats : les niveaux de sucre et de graisses dans le sang s’élèvent et demeurent élevés. Ceci s’appelle « résistance à l’insuline ». Pour compenser, le pancréas s’efforce de produire plus d’insuline. Le foie prélève les acides gras et les renvoie dans le sang accrochés à des protéines. Cliniquement, les analyses les mesurent sous la forme de lipoprotéines VLDL. Dans le diabète, les niveaux de VLDL sont fortement augmentés et elles augmentent le risque cardiovasculaire. Au fur et à mesure que le diabète progresse, le pancréas a de plus en plus de mal à produire de l’insuline, ce qui peut entraîner des troubles circulatoires, rénaux, visuels. Les diabétiques ont un risque d’infarctus 6 fois supérieur à celui des non diabétiques. Leur risque de mortalité par maladie cardiovasculaire est 3 à 8 fois plus élevé.
Source : lanutrition.fr
Diabetes Prevention Program Research Group : Reduction in the Incidence of Type 2 Diabetes with Lifestyle Intervention or Metformin. New Engl J Med 2002, 346 : 393-403.
autre extrait
Les grands équilibre rompus (L'évolution de notre Régime alimentaire)
Source:
http://www.isodisnatura.fr/fiche_omega-3.htm?ID=4#" onclick="window.open(this.href);return false;
>>> La charge glycémique
Une charge glycémique (taux de sucre dans le sang) trop importante peut perturber le métabolisme (hyperglycémies, résistance à l'insuline...). L'abondance des sucres raffinés dans l'alimentation moderne entraîne des indices glycémiques beaucoup plus importants que celui lié à la consommation de fruits et légumes et plantes sauvages. Les conséquences sur la santé sont les diabètes, l'hypertension, des dyslipidémies, certains cancers....
>>> Un rapport oméga-6/oméga-3 trop élevé
La consommation des huiles végétales a beaucoup augmenté dans les 100 dernières années du fait de l'industrialisation et de l'hydrogénation de l'huile. Ceci aboutit à la production d'acides gras trans jusqu'alors inconnus dans l'alimentation. De même, les techniques d'élevages d'animaux ont conduit l'apparition de viandes très riches en acides gras saturés et en acides gras oméga-6. La composition lipidique de notre alimentation a ainsi beaucoup changé.
Entre 1960 et 2000, le rapport oméga-6/oméga-3 a été multiplié par 4 en France, une évolution qui aurait sa part dans le développement de l'obésité.
Nous disposons aujourd'hui d'un faisceau d'arguments biochimiques et de données épidémiologiques, couplées à l'analyse de l'évolution de nos pratiques alimentaires, qui plaident en faveur d'un lien entre le développement de l'obésité et l'augmentation du rapport oméga-6/oméga-3 dans notre alimentation.
Les oméga-6, contrairement aux oméga-3, jouent un rôle adipogénique : ils favorisent le développement du tissu adipeux, activant les gènes qui induisent la différenciation des cellules souches en pré-adipocytes puis en adipocytes.
Plusieurs études menées chez le rat montrent que des animaux nourris sur plusieurs générations avec un régime riche en acide linoléique, précurseur des oméga-6, présentent une augmentation de 40% de leur poids corporel.